Les députés provinciaux ont adopté le calendrier de la session parlementaire de septembre 2018 au cours de la plénière tenue mardi 9 octobre dernier. Alors que la session est essentiellement budgétaire, ce calendrier prévoit six points.

C’est entre autre l’examen et le vote des édits, l’examen et l’adoption du budget de la province exercice 2019, le contrôle parlementaire, l’apurement des arriérés parlementaires ainsi que les séminaires et échanges parlementaires.

S’appuyant sur l’expérience des années passées, des inquiétudes persistent dans l’opinion par rapport aux garanties de l’épuisement de toutes ces matières.

D’après certains analystes, il sera difficile pour les députés provinciaux d’épuiser ces matières car certains d’entre eux sont candidats à leur propre succession et seront plutôt préoccupés à battre campagne en oubliant le traitement d’autres matières.

Ils s’appuient également sur le fait que plusieurs députés sont toujours absents des plénières et d’autres présents uniquement lorsqu’il y a une motivation pécuniaire à des grandes cérémonies.

C’est notamment lors de la présentation du budget de la province à l’Assemblée par le Gouverneur, lors de l’adoption d’un édit initié par une organisation non gouvernementale, soit lors de l’éviction ou encore lors de l’élection d’un Gouverneur de province.

Selon le constat fait, sur les trente six députés que compte l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu, environs 15 sont rarement présents.

Pour cet acteur de la société civile, Nicolas Lubala, il est temps qu’un nouveau souffle soit apporté à la représentation provinciale à travers les élections du 23 Décembre prochain.

Il appelle les habitants à porter leurs choix sur des personnes à même de relever le défi et changer la classe politique actuelle.

« … avec les six points inscrits au calendrier, je ne vois pas vraiment lequel de ces points sera traité à part, peut-être le budget parce que bientôt, ils seront en campagne électorale… les députés sèchent souvent les plénières et d’autres activités alors qu’ils ne sont pas en campagnes, devrions-nous nous attendre à les voir présents alors qu’ils seront en campagne ? Nous savons qu’ils ne feront pas grand-chose. C’est pourquoi d’ailleurs nous comme NDSCI nous continuons à sensibiliser la population sur cette campagne ZERO ELU REELU… il est temps que nous donnions à notre Assemblée Provinciale de nouveaux animateurs pour un nouvel élan… », insiste le président provincial de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile NDSCI en sigle.

En réaction, le rapporteur de l’organe délibérant du Sud-Kivu David Ombeni Nakabinda précise que les députés provinciaux ont posé une base solide sur laquelle les prochains locataires de l’Assemblée provinciale vont travailler.

Il pense que le travail abattu durant plus de 10 ans devrait être consolidé davantage sur base du principe de la continuité des services publics de l’Etat.

« … si tous les arriérés ne sont pas achevés au cours de cette session, même nos successeurs pourront aussi continuer parce que nous avons fait une base solide. Ils auront ou commencer car nous avons suffisamment travaillé et posé une vraie fondation… les arriérés ne se terminent pas mais c’est sûr que nous allons devoir commencer par les édits en souffrance et les arriérés en souffrance », avait expliqué le député provinciale David Ombeni Nakabinda, dans un entretien après la conférence des présidents pour l’adoption du projet de calendrier de la session de septembre 2018.

Signalons que cette session de Septembre se clôture le 30 Décembre 2018 soit une semaine après les élections présidentielles, législatives nationales et provinciales.