Dans un atelier d’évaluation des activités de la  Commission Diocésaine Justice et paix pour l’année 2017, cette organisation  a assisté plus de 400 victimes des viols et violences sexuelles. Elle a réussi à accompagner juridiquement plus de 150 vulnérables victimes des violences. Soixante parmi elles ont été rétablies dans leurs droits. Cette rencontre s’est tenue au Collège Alfajiri en commune d’Ibanda.

Pour le chargé des programmes à la CDJP maitre Arsène Lumpali  toutes ces victimes bénéficient de l’accompagnement médical de l’hôpital de Panzi grâce à une collaboration qui existe entre ces deux structures.   Il ajoute que la CDJP dispose d’une maison d’accueil  des enfants victimes des viols et violences sexuelles à Kanyola dans le Territoire de Walungu. Elle compte actuellement plus 50 enfants.

A ce bilan s’ajoute 900 élèves et 1200 membres des structures à la base qui ont été accompagnés dans le cadre de recevabilité pour permettre à la communauté de contrôler l’action gouvernementale.

Arsène LUMPALI signale que plusieurs problèmes ont été enregistrés dans les territoires du sud Kivu.  Il cite, l’insécurité, le chômage, la pauvreté et l’activisme des groupes armés. Pour lui, il faut un changement à différents niveaux pour lutter contre ces problèmes.

Lors de cet atelier, la Commission Diocésaine Justice et paix a annoncé qu’environs 2000 cas de conflit ont été identifiés en 2017. C’est en majorité des conflits fonciers ou parcellaires ainsi que des conflits de succession. La CDJP s’est impliquée dans la recherche des solutions.

La journée s’est clôturée par l’exposition des articles produits par les groupes de base encadrés par la CDJP.

Comme perspective, la Commission Diocésaine Justice et Paix compte accompagner la population dans la sensibilisation sur le processus électoral parce que 2018 est une année électorale.

 

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