La province du Sud-Kivu en général et la ville de Bukavu en particulier font face à un manque criant des infrastructures pour l’encadrement des enfants dans différentes disciplines en période des vacances.

Selon le constat fait par la rédaction de radio maendeleo, toutes les infrastructures qui servaient de cadre pour l’encadrement des enfants n’existent presque plus car plusieurs ont été vendues, d’autres spoliées et d’autres encore ont été abandonnées à leur triste sort.

C’est le cas du complexe situé à l’athénée d’Ibanda et qui était composé du terrain de Ndendere transformé actuellement en camp de transit des réfugiés rwandais, du terrain de basketball aujourd’hui abandonné et d’une plage qui a été transformée en un endroit pour les pêcheurs.

Nous pouvons également citer la salle Venus située à la place communale de Bagira qui servait de cadre pour la projection des films éducatifs pour les enfants, la production des pièces des théâtres et bien d’autres activités culturelles.

Aujourd’hui, cette salle a été transformée en salle de fête et même une salle à être louée pour d’autres activités qui ne rentrent pas forcément dans le cadre de l’encadrement des enfants.

Il y a lieu également de faire mention du Parc d’Attraction situé à côté de la Grand Poste de Bukavu qui, au départ, a été réhabilité pour servir de cadre pour l’encadrement des enfants mais aujourd’hui cédé à un particulier pour la vente de la boisson.

Il faut pourtant noter que la loi organique portant composition, organisation et fonctionnement des Entités Territoriale Décentralisées et leurs rapports avec l’Etat et les provinces en ses articles 9 et 50, accorde à la mairie et à la commune la responsabilité de l’aménagement et la gestion des salles des spectacles, les parcs publics, les complexes sportifs et les aires des jeux.

A Bukavu, que ce soit dans les trois communes ou à la mairie, cette question semble être le cadet des soucis des autorités.

Aujourd’hui, les enlèvements d’enfants sont récurrents surtout en cette période des vacances car les parents n’ont pas des moyens pour envoyer leurs enfants dans des formations privées et confessionnelles qui organisent des colonies des vacances.

Plusieurs observateurs estiment que les autorités devraient faire des efforts pour réhabiliter les infrastructures encore existantes et les affecter au besoin des enfants en vue d’éviter la déperdition des enfants juste par manque d’encadrement ou d’avoir, à l’avenir, une jeunesse de la rue.