Politique

Bukavu: les jeunes du quartier Panzi exigent le départ de leurs chefs

Certains habitants du quartier Panzi dans la commune d’Ibanda demandent au maire de la ville et au bourgmestre de cette commune de relever de leurs fonctions leur chef de quartier Masumbuko Rugara Nguhe et son adjointe Nsimire Buhendwa.

Dans une pétition initiée par l’association Jeunesse Dynamique de Panzi, les signataires justifie cette action par le fait leurs chefs ne sont pas à la hauteur des fonctions qui sont les leurs, ce qui fait que le quartier n’évolue pas.

Parmi les griefs, les signataires notent un manque de collaboration entre le chef et son adjointe, le manque de courtoisie à l’égard des administrés et la gestion basée sur le tribalisme notamment en instituant une division entre les habitants.

Ces jeunes fustigent également le fait que les deux responsables n’ont pas réussi, depuis leur installation, à plaider pour que le quartier Panzi ait un bureau à l’instar des deux autres quartiers de la commune d’Ibanda.

D’après le même document, le chef de quartier Panzi et son adjointe s’illustrent dans la vente désordonnés des espaces publics et dans le rançonnement des habitants surtout ceux-là qui tentent de construire leurs maisons.

Les signataires accusent également leurs cadres de base de l’incapacité d’initier des actions de développement et d’avoir instauré des administrations parallèles composées des superviseurs dans les avenues pourtant cela est contraire à la loi.

Ils exigent le remplacement pur et simple du chef de quartier et son adjointe et cela dans un bref délai afin que les nouvelles autorités qui seront nommées travaillent pour le rayonnement du quartier Panzi qui, selon eux, compte déjà plus de 120 000 habitants.

En réaction, le chef de quartier Panzi Masumbuko Rugara Nguhe rejette en bloc toutes ces accusations. Il précise que le chef de quartier n’a pas pour mission de construire un bureau du quartier mais que des efforts sont fournis par lui et son adjointe pour produire un travail de qualité au profit des habitants.

Il pense que ces jeunes ne maîtrisent dans la gestion d’un quartier et seraient plutôt manipulés par des personnes en mal de positionnement. Masumbuko Rugura Nguhe appelle les uns et les autres à s’asseoir autour d’une table pour parler des problèmes du quartier.

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