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Sud-Kivu:Seule la justice peut aider à éradiquer les violences sexuelles et basées sur le genre

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Les habitants du Sud-Kivu sont appelés à déférer devant la justice tous les cas des violences sexuelles et basées sur le genre car c’est la seule solution pour mettre fin à ces actes dans la communauté.

La recommandation est du magistrat Giscard Mukendi à l’issue d’une tribune d’expression populaire organisée par un consortium de onze organisations de la société civile à Bagira mardi 3 mars 2018.

Selon lui, lorsque la justice est saisie il y a lieu d’aboutir à une décision et sanctionner tous les auteurs des violences sexuelles et basées sur le genre.

Toutefois, le magistrat Giscard Mukendi précise que la justice fait face à quelques difficultés.

Il s’agit notamment des conditions difficiles dans lesquelles le personnel judiciaire travaille, une situation qui pousse parfois à la corruption, les arrangements a l’amiable et l’insuffisance voire le manque des preuves pour les cas pendants devant la justice.

L’un des participants Jean de Dieu Balagizi assure avoir retenu que la violence sexuelle est une action publique que les individus ne peuvent pas trancher.

Pour le coordonnateur de ce consortium Gentil Akilimali, la lutte contre les violences sexuelle doit être menée à tous les niveaux et avec toutes les catégories des personnes en vue de parvenir à un bon résultat.

C’est dans ce sens que cette tribune d’expression populaire a été organisée surtout pour décourager les arrangements à l’amiable dans la communauté, précise Gentil Akilimali.

Les organisations membres de ce consortium sont entre autre l’Initiative Congolaise pour la Justice et la Paix ICJP, l’Association des Femmes Juristes du Congo AFEJUCO,  l’Action pour la Restauration de la Paix et la Justice ARPJ et le Conseil des Organisations Féminines Agissant en Synergie COFAS.

Plus de trois cents personnes dont les femmes, les hommes, les jeunes filles et garçons ont pris part à cette activité qui a été modérée par le coordonnateur de l’ICJP Raphael Wakenge.

Il précise que l’activité s’est tenue dans le cadre de la campagne de lutte contre les violences sexuelles faites à la femme. Ces onze organisations de la société civile travaillent en collaboration avec Freedom House avec l’appui financier de l’USAID.