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Sud-Kivu: aucun respect à la vie humaine sur les routes

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La ville de Bukavu est endeuillée presque chaque semaine par des accidents de circulation à différents endroits de trois communes dont Ibanda, Kadutu et Bagira. Ces drames causent souvent mort d’hommes et des blessés graves.

Le dernier cas est celui survenu mardi 28 juin 2022 sur le tronçon Lycée Wima-Place de l’indépendance dans la commune de Kadutu où un camion de marque Fuso a percuté un mini bus scolaire qui a conduit à la mort sur place de 8 écoliers et leur chauffeur.

L’autre drame récent est celui survenu le 17 Mai 2022 sur la route nationale numéro 5 au niveau du marché Kamagema à Panzi dans la commune d’Ibanda où l’on avait enregistré 5 morts et des blessés graves.

La plupart de ces accidents sont causés soit par l’excès de vitesse ou l’ivresse du chauffeur soit encore le problème de freinage de certains véhicules indiquent nos sources.

Les routes de Bukavu en état de délabrement ne facilitent pas non plus la tâche aux chauffeurs qui se disputent la chaussée.

Ici encore, les piétons se disputent la route avec les taxi-motos, bus, taxi-voitures, véhicules privés, camions, bajaj et parfois des charrettes et des bœufs sans oublier les marchés pirates.

Cette situation crée parfois des embouteillages monstres pendant la journée comme pendant les heures du soir, chaque chauffeur roulant à sa manière pourvu qu’on arrive.

Ce n’est pas étonnant de voir parfois des véhicules tellement amortis circuler dans la ville au vu et au su des policiers de roulage, des véhicules surnommés Ebola ou Corona.

D’autres véhicules circulent sans plaques d’immatriculation et d’autres qui deviennent des épaves pourtant avec des plaques immatriculations temporaires IT.

Les habitants ne cessent de se poser la question si les véhicules de Bukavu subissent un contrôle régulier, obligatoire et efficace.

A ce stade, les responsabilités étant partagées, chaque partie devrait tirer des conséquences et agir dans son coin pour éviter tant soit peu ces cas d’accidents de circulation devenus récurrents à Bukavu et dans les territoires.

Le gouvernement provincial, le ministère de transport et voie de communication, la mairie de Bukavu, les chauffeurs et leurs associations, les motards et leurs associations, la police de circulation routière, la direction générale des impôts, etc. Tous doivent prendre leur responsabilité.

Par Raissa Kasongo

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