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Sud-Kivu : Le prix de carburant à la pompe risque de galoper à cause de la rareté des produits pétroliers

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Une disparité dans la fixation du prix de carburant est observée ces derniers jours dans les différentes stations-services de la ville de Bukavu.

Après une ronde dans certaines stations service de la ville de Bukavu, le constat est que chaque station fixe le prix du litre d’essence selon son propre gré en violation de la structure des prix définie par le gouvernement central pour la zone d’approvisionnement Est.

Il en ressort que le prix du litre d’essence varie entre 2900, 3000 et 3200 francs congolais contrairement à la structure des prix pour la zone Est qui fixe le prix du litre d’essence à 2800 franc congolais.

Des conducteurs se plaignent mais, à l’opposé, ils sont obligés transport en commun, une situation qui impacte négativement sur l’économie des  consommateurs des services de transport.

Pour le Club des pétroliers du Sud-Kivu, les pétroliers n’arrivent pas à s’adapter à la structure des prix fixée par le ministère de l’Economie.

Son secrétaire Rapporteur Urbain Kange explique que même le prix de 3000 francs congolais le litre est irréaliste par rapport à la réalité actuelle.

En dehors des charges notamment les liées au transport, 1m3 d’Essence se discute aujourd’hui à 1 100 dollars pendant que semaine dernière il se négociait à 1040 dollars.

Avec la rareté des produits pétroliers occasionnée à la suite de la querre en Ukraine, le prix à la pompe risque de galoper dans les prochains jours; ajoute Urbain Kange.

De son côté, la Ligue des Consommateurs des services au Congo-Kinshsa, LICOSKI s’inquiète de la hausse vertigineuse des prix de carburants à la pompe.

Pour elle, cette hausse provoque un malaise social et économique qui asphyxie de plus en plus les consommateurs. Tout en appelant les pétroliers au strict respect de la structure des prix, la LICOSKI recommande au gouvernement d’interpeller et de sanctionner les recalcitrants.

Thierry M RUKATA

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