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Societé

RDC: le procès 100 jours qui n’a pas facilité la poursuite des projets 100 jours au Sud-Kivu

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Tous les chantiers routiers qu’exécutait la Société Congolaise de Construction SOCOC en sigle via la société de construction Benjamin Moore TRABEMCO en sigle dans la ville de Bukavu sont aux arrêts depuis plusieurs semaines maintenant.

Il s’agit du tronçon allant de la Place Mulamba jusqu’à Labote arrêtés à la place dite feu rouge, le tronçon allant de la place Mulamba jusqu’à Muhumba arrêtés quelques jours après le lancement ainsi que le tronçon allant de place de l’indépendance jusqu’à Amsar arrêtés au niveau de Kazingo.

Ces chantiers inscrits dans le programme des cent premiers jours du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi et dont les responsables des sociétés chargées d’exécution ont été condamnés par la justice.

C’est le cas notamment du Directeur Général de la Société Congolaise de Construction SOCOC en sigle Modeste Makabuza condamné à un an des travaux forcés pour détournement des fonds alloués aux travaux de réfection des routes.

Depuis la condamnation de ce dernier, les travaux ont d’abord commencé à tourner au ralenti avant qu’ils ne soient totalement arrêtés visiblement par manque de financement.

Il faut pourtant noter que des affirmations des différents témoins intervenant dans le procès dix des cents jours attestent que les financements des travaux avaient été libérés en grande partie et en mode d’urgence.

Des sources sûres, nous apprenons que sur le tronçon Place de l’Indépendance-Amsar la poursuite de certains travaux a été possible grâce au préfinancement de la société SOCOC car le gouvernement n’avait pas encore libéré l’acompte pour le deuxième palier des travaux.

Ce préfinancement aurait permis la réhabilitation d’une partie de la route allant de Bwindi jusqu’à Kazingo.

Aujourd’hui, lesdits travaux sont aux arrêts et la SOCOC vient de notifier un congé technique à ses agents faute de moyens financiers, avec comme conséquence l’envoi au chômage de plus de mille personnes, selon une note envoyée à l’inspection du travail.

Si le procès dit des cents jours a eu le mérite de mettre en prison certaines hautes personnalités mais aussi révéler certaines vérités sur la manière dont les finances publiques sont gérées, les congolais sont restés sur leur soif à plusieurs égards.

C’est notamment la conséquence des contrats sur base desquels les travaux étaient exécutés par les sociétés dont les responsables sont actuellement en prison mais aussi la suite des travaux vu que l’argent aurait été libéré.

En effet, le jugement rendu dans le cadre des projets liés à la réhabilitation des routes est resté muet sur la poursuite ou non de ces travaux.

Il en est de même pour le contrat des maisons préfabriquées. Alors que le patron des sociétés USMAL SAMIBO Sarl le libanais Sammih Jammal clamait haut et fort que les containers qui les transportaient étaient bloqués dans les ports à Istambul, Dares Slam et Matadi, le tribunal a jugé inopportune la descente sur terrain pour en vérifier l’effectivité.

Pour plusieurs analystes, la descente sur terrain permettrait de savoir si les maisons existent et arriveraient à destination.

D’aucuns estiment que la lumière devrait être faite sur la suite de l’exécution des programmes des cent jours, éclairer l’opinion sur la nature des détournements orchestrés de peur que cela soit perçu comme un moyen de se régler des comptes politiques.

Etienne Mulindwa

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