Podcasts

Nous suivre sur Facebook

+243 997 334 468 info@radiomaendeleo.info
Politique

Sud Kivu : les députés provinciaux pensent-ils d’abord aux besoins pressants de leurs tubes digestifs ? (CDJP Bukavu)

357views

Honorables députés, la redevabilité ne se négocie pas, c’est le titre du dernier feuillet de liaison de la Commission Diocésaine Justice et Paix CDJP.

Dans ce feuillet, la CDJP constate ce qu’elle qualifie d’immobilisme de l’assemblée provinciale, un organe de qui les habitants du Sud Kivu attendaient des résultats innovants.

La CDJP relève les urgences non traitées lors de la session de septembre 2019 au motif qu’elle devait rester essentiellement budgétaire.

Il s’agit à titre d’exemple, du dépôt et l’analyse du rapport connu sous le nom de « rapport Bulambo » ; de la mission déployée à la division provinciale de la santé  au sujet de détournements qui y avaient été dénoncés.

Le rapport attendu de la mission déployée au service des titres fonciers et cadastre au sujet de ce qui a été qualifié de braconnage foncier caractérisé par les morcèlements inadéquats des parcelles à Bukavu.

La CDJP cite aussi un rapport dont la suite n’est pas connu c’est celui de la commission déployée à la SNEL sur l’obscurité qui couvre la ville de Bukavu.

Toutes ces questions vont- elles demeurer une fois encore sans suite s’interroge la CDJP.

Bien plus, ce service de l’ Eglise Catholique rappelle que la session de mars a été seulement inaugurée mais suite aux restrictions dues au coronavirus et sur interdiction du vice premier ministre de l’intérieur, les plénières n’ont pas eu lieu.

Les députés provinciaux n’ont pas siégé en plénière depuis déjà six mois regrette cette organisation de l’Archidiocèse de Bukavu.

C’est sur base de cela qu’insatisfaits  de ce bilan, une trentaine des députés exigent une convocation d’une session extraordinaire qui on le sait ne dépassera pas 1 mois.

La CDJP clôt sa réflexion  avec une série d’interrogations.

La pétition signée par 31 députés et qui exigent le départ du perchoir d’un bureau qu’ils accusent de mauvaise gestion justifierait –elle la peur de tenir une session extraordinaire ?

Nos élus pensent ils en priorité aux attentes de leurs électeurs par rapport à l’amélioration de leurs conditions de vie ou pensent-ils d’abord aux besoins pressants de leurs tubes digestifs ?

C’est peut être tôt de conclure ainsi. Ils n’en sont qu’à la deuxième année de leur mandat lit-on dans ce feuillet.

Et de conclure, jusqu’à présent nous n’avons vu aucune proposition d’édit, aucune interpellation, aucune enquête concluante.

Expedit Kyalu

 

Partagez: