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Procès 100 jours: le prévenu Kamerhe face aux témoins

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Les audiences dans l’affaire des présumés détournements des deniers publics destinés dans le cadre des travaux de 100 jours du président de la république se sont poursuivies  mercredi 3 juin 2020.

Le tribunal de grande instance de Kinshasa Gombe  a instruit plusieurs préventions à charge des prévenus Jeannot Muhima, Vital Kamerhe et le responsable de la société SAMIBO le libanais Sammih Jammal.

Après des hommages à l’endroit du juge Raphael Yangi décédé la semaine dernière, le tribunal sous les auspices du nouveau président de la composition a rouvert les débats permettant à la greffière de lire les procès-verbaux des précédentes audiences.

Le chef de division chargé de l’import et export à la présidence de la république Jeannot Muhima a expliqué l’utilisation de 1.154.000 dollars destinés au dédouanement et transport des conteneurs des maisons préfabriquées de Dar es Salam à  Mwene Ditu.

Il déclare avoir reçu un ordre de mission signé par le directeur de cabinet du chef de l’Etat pour l’acheminement des maisons préfabriquées

Invité à la barre, le directeur de cabinet du chef de l’Etat Vital Kamerhe a indiqué que le contrat sur les maisons prefabriquées concernent deux partis à savoir la république représentée par Justin Bitakwira à l’époque ministre de développement rural et la société SAMIBO.

A la question de savoir sur base de quelle clause contractuelle a-t-il autorisé le décaissement de plus d’1 million de dollars pour le dédouanement des maisons préfabriquées pourtant ce contrat bénéficiait des exonérations à la douane, Vital Kamerhe a répondu que l’urgence s’imposait et que toutes les dépenses effectuées ont des pièces justificatives.

Le prévenu Jammal a été entendu pour des préventions de transfert frauduleux d’argent sans passer par un intermédiaire financier attitré et pour l’octroi à Kamerhe par l’intermédiaire de sa fille Soraya Mpiana deux parcelles sur la baie de Ngaliema comme faveur en vue de gagner le marché des maisons préfabriquées .

Jammal a balayé en brèches ces accusations ainsi que Vital Kamerhe qui a par la suite prétendu que c’est une affaire montée de toutes pièces qu’il a lui-même découvert sur les réseaux sociaux.

Ensuite, le tribunal a invité au titre de témoin ou renseignant tour à tour  l’ancien ministre de développement rural Justin Bitakwira, le secrétaire général au développement rural et le responsable de la direction générale de contrôle des marchés publics DGCMP.

Un débat a été ouvert pour vérifier la validité du contrat de 57.000.000 de dollars américains destinés à 1500 maisons préfabriquées destinées à 5 provinces.

Bitakwira n’a pas reconnu la validité de ce contrat qui a été consacré dit-il par un avenant rejeté pour la direction générale de contrôle des marchés publics DGCMP.
Vital Kamerhe a prétendu que cette affirmation est infondée car le ministre Bitakwira a signé cet avenant.

Le secrétaire général au développement rural a déclaré n’avoir pas participé à aucune réunion à la présidence dans les cadres du projet de 100 jours.

Néanmoins il reconnaît certains de ses subalternes ont participé à certaines réunions et lui ont fait part.

Par la suite, le responsable de la DGCMP a déclaré ne pas reconnaître la validité de l’avenant au contrat fixant le marché des maisons préfabriquées à 57 millions de dollars.

La RTNC n’a pas été à mesure de continuer l’enregistrement « pour des raisons logistiques », a expliqué le procureur. Commencée vers 10h20, cette audience a été clôturée peu avant 19h30.

Elle reprend ce jeudi toujours avec l’audition des témoins.

 

Expedit Kyalu

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