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Societé

Bukavu: la réhabilitation des routes se fait sous la représentation imagée d’un cercle vicieux (Éditorial)

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Plusieurs tronçons routiers nouvellement réhabilités sont visibles à Bukavu. Les uns ont été pris en charge par le gouvernement provincial et les autres s’inscrivent dans le cadre du programme de 100jours du président de la république.

Les usagers exploitent déjà ces routes mais des inquiétudes sur leur entretien sont muris quand on sait que les anciennes sont en voie de disparition parce elles ont été délaissées.

Chaque gouvernement depuis l’ère du gouverneur Louis Léonce Muderhwa entreprend des travaux pour la construction des routes.

Des kilomètres dits témoins ont été construits par le premier cité et d’autres tronçons ont intéressé le gouvernement provincial aux temps de Marcelin Cishambo et Claude Nyamugabo.

Depuis l’avènement du gouverneur Theo Ngwabidje et l’actuel régime à la tête de la république, plusieurs autres travaux d’entretien des routes sont en cours avec une attention réservée cette fois ci à la voirie urbaine.

Autant les routes sont nouvellement construites autant les anciennes se délabrent davantage faute d’entretien régulier et efficace.

C’est le cas des tronçons routiers  Place de l’indépendance–Marché Kadutu et Limanga ; Lycée Wima- Carrefour-ONL JANDA ; Bwindi-BAGIRA et autres.

Selon plusieurs acteurs de la société civile et des mouvements citoyens, ces tronçons routiers nécessitent une réhabilitation systématique.

La réhabilitation des routes se fait sous la représentation d’un cercle vicieux. Alors qu’il y a urgence et nécessité de réhabiliter ou construire les routes de desserte agricole, l’attention des autorités se focalise essentiellement sur la ville de Bukavu car les routes se construisent aujourd’hui et se détériorent le lendemain.

Au lieu de colmater les brèches, les entreprises chargées de la réhabilitation des routes construisent à nouveau en commençant par le départ.

En principe, le rôle dévolu à l’Office de Voirie et Drainage OVD est d’éviter la dégradation complète des routes de la ville mais sur terrain cette entreprise est quasi invisible.

Ici comme dans d’autres provinces de la RDC, les responsables de l’OVD disent manquer des moyens conséquents venant de l’Etat pour mener à bien les missions qui leur sont dévolues.

Bien plus, le Fond National d’Entretien Routier FONER perçoit l’argent mais sur terrain les fonds récoltés ne servent en rien à la réhabilitation des routes regrette plusieurs observateurs.

Quid également de la taxe dite de la voirie urbaine perçue annuellement par la mairie sur les véhicules des privés et ceux destinés pour le transport en commun s’interrogent certains observateurs.

Investir les moyens dans l’entretien des routes passe comme solution efficace pour la voirie de Bukavu.

Dans le cas contraire, l’attention des gouvernements qui défileront à Nyamoma se focalisera sur les mêmes projets et le décollage de la province tardera à intervenir.

Expedit KYALU

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