Plus de sept cas de décès liés au choléra sont enregistrés à Luntukulu dans le groupement de Mulamba en territoire de Walungu.

L’activiste des droits de l’homme sur place Lomingo Messe qui nous livre l’information fait savoir que des structures sanitaires de la place sont débordées par rapport à la prise en charge des cas des malades.

Cette situation est consécutive à la promiscuité des déplacés venus des Walungu, Shabunda et Nindja fuyant les affrontements signalés régulièrement entre d’une part les FARDC et les miliciens mi-mai et d’autres part les affrontements entre différentes factions des groupes rebelles.

« … nous enregistrons des cas de diarrhée et de choléra. Des personnes souffrent… nous enregistrons des morts. Seule MSF a apporté de l’aide en médicament à cette population. Les structures sanitaires sont débordées à Luntukulu et n’ont pas tous les médicaments nécessaires. Nous demandons au organisations humanitaires et au gouvernement d’aider cette population en détresse », plaide Lomingo Messe.

Des sources sur place renseignent que l’ONG Médecins Sans Frontières MSF a apporté l’appui en médicaments à la population.

Lomingo Messe demande au gouvernement provincial et à ses partenaires d’accompagner ces familles en difficulté.

Par manque d’eau, seul le comité International de la Croix Rouge CICR a aménagé des bornes fontaines au profit de la population, à en croire Lomingo Messe.

Signalons que c’est depuis octobre 2017 que ces déplacés fuient des exactions des groupes armés ainsi que des affrontements des rebelles avec les FARDC. Malgré les alertes faites par les acteurs de la société civile locale et les humanitaires, aucun geste de la part des autorités n’a été fait à ce jour.

Parmi ces déplacés, plusieurs vivent dans des familles d’accueil qui, du reste sont démunies, expliquent nos sources sur place. La société civile pense que les autorités devraient mettre en place des stratégies pour rétablir la sécurité et permettre à ces déplacés de retourner dans leurs villages respectifs.