Des sources en provenance du territoire d’Uvira affirment que depuis la soirée de samedi 8 septembre dernier, les eaux du lac Tanganyika sur plusieurs de ses parties ont pris une coloration verte.

Cette situation inquiète plusieurs habitants qui pensent à un phénomène surnaturel lié à la sorcellerie et, qui selon eux, pourrait avoir des conséquences sur la vie de la population.

Selon le chercheur et professeur à l’Université Officielle de Bukavu Balezi Zihalirhwa Alfonse qui cite le Centre des Recherches Hydro biologiques d’Uvira, il s’agit d’une situation normale qui survient presque chaque année au mois de septembre.

Selon lui, cette situation est due à la montée des algues vertes qui sont des végétaux poussant sous l’eau et qui font naturellement partie de l’écosystème marin.

« … je vais répondre en s’appuyant sur les informations reçues de mon ainé scientifique le Prof Nshobo qui est chercheur au Centre des Recherches Hydro biologiques du territoire d’Uvira CRH en sigle », précise-t-il avant de commencer.

« … il s’agit des algues vertes qu’on appelle des phytoplanctons qui produisent en produisent en profondeurs des déchets qu’on appelle des bloums et ces bloums forment des agrégats. Ce n’est pas tout le lac qui est coloré mais c’est à certains endroits. Le CRH a lancé une équipe des chercheurs qui est sur le terrain, je pense que dans les jours à venir il y aura plus d’explications. Mais c’est des situations qui sont fréquentes surtout au mois de septembre… », explique Balezi Zihalirhwa.

Il précise que la durée pour cela n’est pas déterminée aussi longtemps qu’il y aura production de ces algues vertes dans le Lac Tanganyika.

« … par rapport aux conséquences sur le plan humain, je pense que ce n’est pas grave car déjà les poissons se nourrissent de ces phytoplanctons. Peut être écologiquement ils ont d’autres valeurs qui peuvent être bénéfiques pour la biodiversité du Lac. Mais il faudra d’autres recherches pour voir ça peut avoir des effets sur la vie humaine… », ajoute cet enseignant d’Université.

Le professeur Balezi Zihalirhwa Alfonse appelle les habitants d’Uvira au calme et à se référer au Centre des Recherches Hydro biologiques d’Uvira qui a déjà envoyé des chercheurs sur le terrain afin de trouver davantage d’explications sur ce phénomène qui reste naturel.