Les enseignants réunis au sein de la synergie des syndicats des enseignants du Sud-Kivu seront en sit-in jeudi 11, vendredi 12 et samedi 13 octobre de cette semaine.

Ceci pour dénoncer  l’escroquerie dont sont victimes les enseignants de la part de certaines banques mais également pour fustiger les attaques  des bandits armés enregistrés ces derniers temps dans plusieurs écoles de la ville. 

Cette décision ressort d’une assemblée générale de la synergie des syndicats des enseignants le  weekend dernier en marge de la journée mondiale de l’enseignant.

D’après le secrétaire provincial du syndicat des enseignants des écoles catholiques au sud Kivu Jacques Cirimwami, les enseignants se sont réunis pour réfléchir sur les problèmes qui gangrènent leur secteur.

Il fait savoir que les enseignants fustigent les attaques qui sont perpétrés dans plusieurs écoles à Bukavu ces derniers jours.

Le dernier cas est celui de l’Institut Kasali, EP Ulindi et Ntwali où des bandits armés ont pillé des ordinateurs,  de l’argent et d’autres biens.

Jacques Cirimwami souligne que les enseignants sont fatigués de constater des retenus injustifiés sur leur salaire par différentes banques chargées de la paie, il donne d’autres raisons de cette actions citoyenne.

« … nous avons pensé qu’il faut quand même qu’on fasse un sit-in jeudi au gouvernorat de province pour demander au Gouverneur de sécuriser nos écoles et aussi libérer l’Edit qui tarde dans les tiroirs à l’Assemblée provinciale pour voir si nous pouvons arriver, peu soit-il, à résoudre les problèmes des parents… vendredi, nous allons faire également un sit-in dans les banques qui escroquent les enseignants… le même jeudi, il faut qu’il y ait une action au SECOPE pour qu’on puisse nous justifier ou sont partis les 25 000fc du mois de septembre 2017. Le même SECOPE va nous expliquer comment on peut trouver plus de 14 milles enseignants NP et NU dans nos écoles qui travaillent mais qui ne sont pas payés », explique ce syndicaliste.

Le secrétaire provincial du SYNECATH appelle les autorités provinciales à prendre en compte leurs revendications car le développement d’un pays dépend de l’éducation.

Notre source invite les parents à garder leurs enfants à la maison ces trois jours et les invite à se joindre aux enseignants dans ces actions.

La synergie des syndicats des enseignants au Sud-Kivu dit attendre l’organisation d’une table ronde avec le gouvernement afin de scruter sur tous les problèmes qui ronge le secteur de l’enseignement en province.