Plusieurs édits qui ont été votés et promulgués dans la province du Sud-Kivu depuis 2006 ne sont toujours pas appliqués d’autres ne sont pas publiés au journal officiel et vulgarisés pour être portés à la connaissance de la population.

Selon le constat fait par la rédaction de radio maendeleo, malgré le vote tous ces édits, les gouvernements qui se sont succédé à la tête de la province n’ont affiché aucune volonté pour les appliquer ou les vulgariser et les députés provinciaux n’ont pas assuré le suivi.

Parmi les édits nous pouvons citer celui qui règlemente les activités des organisations non gouvernementales, celui sur le contrat de bail ainsi que l’édit portant fonds de soutien à l’éducation et l’édit qui interdit l’utilisation des sachets non bio dégradables.

De même, les députés provinciaux ont voté l’édit portant protection des personnes de 3ème âge, celui portant promotion de droit à la santé maternelle et infantile mais également l’édit portant mesures de protection des victimes des violences domestiques et violences en milieu de travail au Sud-Kivu.

Il faut pourtant préciser que la plupart de ces édits ont été élaborés par des organisations non gouvernementales dans le cadre de leurs plaidoyers pour le bien être de la population.

Mais des sources proches de l’Assemblée Provinciale, nous apprenons que les députés qui endossent ces édits exigeraient de l’argent à ces organisations non gouvernementales pourtant ce sont ces députés qui ont la charge de les élaborer.

De même, les autres députés exigeraient une enveloppe avant de siéger dans des plénières prévues pour adopter les édits proposés par les organisations non gouvernementales.

Plusieurs habitants du Sud-Kivu estiment que les personnes qui, à ce jour, sont en train déposer leurs candidatures  devraient tirer les leçons et améliorer la pratique lors de la prochaine législature.

Par ailleurs, il faut noter que presque tous ces édits n’ont jamais été appliqués par tous les gouvernements qui se sont succédés depuis 2006 au Sud-Kivu, une situation qui frise un manque de respect au travail des députés provinciaux ou alors un manque de souci d’améliorer les conditions de vie des habitants.

Les seuls édits qui ont été appliqués concernent la mise en place de la Direction provinciale de Mobilisation et d’Encadrement des Recettes ainsi que les édits sur les budgets de la province.

D’aucuns estiment que le gouvernement devrait faire des efforts pour mettre en œuvre ces édits au profit de la population et aux députés provinciaux d’exercer un contrôle adéquat sur la mise en œuvre des résultats de leur travail.