Environ un  mois après, les agents et cadres du gouvernement provincial sont toujours en grève à l’assemblée provinciale.  Ils attendent une rencontre promise  par Claude Nyamugabo, nouveau gouverneur  du sud kivupour qu’ils réfléchissent ensemble sur la suite des évènements.  En attendant, ils sont là et y reste malgré le payement d’un mois de leur salaire.

Nous sommes  dans la cour intérieure  de l’assemblée provinciale. Ici des petits groupes  des personnes sont visibles.

Du côté du  robinet, des assiettes, des casseroles et d’autres extensibles sont étalés  et des habits lessivés sont étalés dans la cour intérieure de l’assemblée..

Vers l’entrée de la salle de plénière ce sont des jeux des dames et de sombi qui  occupent les manifestants visiblement  concentrés.

Ceux-là qui ne jouent pas, assistent et discutent entre eux.

Dans la salle de plénière, des nattes, des cartons qui servent de lit la nuit sont gardés dans les coins à côté des valises de certains occupants de la salle.

Devant, toujours dans la salle de plénière, les grévistes ont affiché des  papiers où on peut lire des messages comme «  ce qui nous effraie ce n’est pas le silence du gouvernement mais l’indifférence de nos élus. Plus jamais ça ».

Dans le local derrière la salle de plénière, c’est là le dépôt, des sacs de riz, de farines  presque vides et des assiettes y sont gardé.

Malgré l’insuffisance de stock, il y a espoir nous confirme Billy Mpankanyi un des grévistes. Le gouvernement vient de leur payer d’abord un  mois. Pour lui, c’est ça sa  contribution pour qu’ils tiennent encore quelque mois  à l’assemblée car un mois c’est rien comparativement au montant qu’on leur doit.

Les grévistes affirment  attendre trop du nouveau gouverneur et promettent de travailler  encore avec lui mais à une seule condition  qu’il fasse de leur question d’arriérées de salaire une priorité.

 » L e gouverneur élu est notre chef. Ceux là qui lui rencontre des fausses histoires que nous sommes contre lui c’est faux. Nous l’attendons et nous sommes prêts à travailler avec lui. Ce que nous faisons c’est légitime et il le sait aussi », précise Mpakanyi.

Ils demandent à certains de leur collègue qui font des déclarations à leur place alors qu’ils n’ont plus qualité de cesser avec  cette pratique qui a pour mission de  les déstabiliser.

Pour rappel, la session de Septembre commence dans trente jours. Les députés pourront-ils encore  se réunir ailleurs comme c’était le cas pour l’élection du gouverneur? Le temps nous le dira.

En attendant, ce problème vient s’ajouter sur d’autres que le nouveau gouverneur  hérite avant d’entamer son mandat à la tête de la province.