L’Observatoire de la Parité appelle les organisations féminines à boycotter les activités et autres cérémonies organisées dans le cadre de la Journée Internationale de la Femme.

Dans un document rendu public, cette organisation motive cette position par le souci de dénoncer le manque d’effectivité de la notion de parité entre l’homme et la femme telle que prévu par les textes juridiques nationaux et internationaux qui en font la promotion et malgré multiples plaidoyers.

L’Observatoire de la Parité souligne que les cérémonies organisées par les autorités n’apportent aucun changement sur le terrain par rapport aux demandes formulées par les femmes à l’occasion des célébrations des journées du 8 mars.

Cette organisation cite l’exemple des élections organisées le 30 décembre 2019 en RDC et à l’issues desquelles les femmes ont enregistré un faible taux de réussite.

Pour l’Observatoire de la Parité, l’appel aux femmes du Sud-Kivu à sécher les activités du 8 mars est une nouvelle forme de lutte pour obtenir les avancées au profit de la femme.

Notre source croit savoir que les marches et les défilés n’apportent pas face au changement attendu et les thématiques choisies par les autorités sont déconnectées des réalités vécues par la femme congolaise.

De ce qui précède, l’Observatoire de la Parité veut voir les femmes, pour cette année, se mobiliser pour faire entendre leurs voix et témoigner ce qu’elles vivent au quotidien, lutter collectivement et en obtenir un écho favorable.