Les députés membres du bureau permanent de l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu se présentent rarement à leurs bureaux depuis un certain temps pour gérer les questions de leur compétence conformément à la loi. Ces députés qui sont censés être présents tous les jours à l’Assemblée provinciale font plusieurs jours voire des semaines sans y arriver. Le travail semble paralysé surtout pour ceux qui veulent avoir des services de la part des gestionnaires au quotidien de l’Assemblée Provinciale.

D’après l’article 18 de la loi portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces, le Bureau est l’organe collégial qui, sous l’autorité de son président, gère au quotidien la vie interne et dirige les travaux de l’Assemblée Provinciale mais également il assure son fonctionnement.

Pour cette permanence, les membres du bureau bénéficient d’un traitement préférentiel et spécial qui leur permet de bien accomplir cette tâche, selon le même article.

Certains observateurs affirment que plusieurs dossiers restent en souffrance en attendant le suivi de la part des responsables.

D’autres affirment que les membres du bureau permanent ne se présentent que lorsqu’il y a de grands enjeux à l’image de la présence en province des délégations du pouvoir central ou des organisations internationales.

Pour la Nouvelle Dynamique de la Société Civile, il s’agit d’une situation inacceptable. Son porte-parole Pascal MUPENDA estime que la population devrait se rendre compte qu’elle n’est plus valablement représentée, en province.

« Le bureau devrait passer le bâton de commande aux autres car il est anormal que l’argent du contribuable congolais soit perçu indument par ceux qui ne travaillent pas. Autant ces députés sont absents des bureaux, autant ils sont absents de leurs circonscriptions électorales au cours de cette période clé pour le processus d’identification des électeurs. Ils  sont désormais dans une routine et ne se soucient plus de leurs électeurs, d’où l’urgence des élections», regrette Mupenda.

Des sources proches de l’Assemblée provinciale estiment que cette situation serait due à plus de quatre mois impayés pour les élus du peuple.