Societé

Sud-Kivu: l’arrêt des travaux sur la route Bukavu-Amsar produit déjà des conséquences

Les travaux de réhabilitation du tronçon routier allant de la Place d l’Indépendance jusqu’à AMSAR par la société TRABEMCO sont aux arrêts depuis plusieurs mois.

Selon le constat fait par la rédaction de Radio Maendeleo, lundi 1er avril 2019, les travaux d’asphaltage se sont arrêtés au niveau de l’entrepôt des établissements Vanny Bishweka non loin de la société Bralima.

Vers la société Pharmakina, les travaux sont arrêtés alors que la réhabilitation des caniveaux était en cours et la suppression des nids de poule était loin d’être terminée.

Pour l’instant, aucun engin de la société TRABEMCO n’est plus visible sur le chantier pourtant au regard de la vitesse que les travaux avaient, l’espoir était déjà en train de naître pour les usagers de cet axe routier.

Contactée, la responsable de la société TRABEMCO qui exécute les travaux au Sud-Kivu RaissaTaki précise que sa société a déjà clôturé l’exécution de la première phase des travaux conformément au contrat signé avec la province.

Elle précise que si le gouvernement libère des moyens financiers pour la poursuite de la deuxième phase des travaux, sa société n’hésitera pas à reprendre les travaux.

Notez que ces travaux ont été lancés depuis le 31 Mai 2018 par l’ex-gouverneur Claude Nyamugabo.

Ces travaux de réhabilitation de ce tronçon sur la route national numéro 2 sont subdivisés en 5 phases en raison de 2,6 km par pallier dans une durée d’exécution évaluée à six mois pour chaque phase, soit trois ans.

Pour l’instant, l’arrêt des travaux sur ce tronçon cause des problèmes pour ses usagers. En effet, chaque fois lorsqu’il pleut, les véhicules s’embourbent pendant plusieurs  heures au niveau de l’ancienne imprimerie Juhudi à l’entrée de l’Institut Bwindi.

La même situation s’observe au niveau de la rivière Murhundu où les véhicules sont obligés de s’arrêter de part et d’autre de la route en attendant le beau temps.

Une sorte de lac artificiel s’est créé à cet endroit et les passagers se font transporter au dos par de jeunes volontaires moyennant une somme d’argent. Parfois les pêcheurs s’invitent avec leurs pirogues pour essayer de transporter les personnes en difficulté via le Lac-Kivu.

Rappelons que suite à cette situation, les acteurs de la société civile de Kabare et les transporteurs n’ont cessé d’alerter l’autorité. Ils estiment que l’autorité devrait intervenir et trouver des solutions à cette situation qui s’empire davantage.

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