Seules sept plénières ont été convoquées au cours de la session de septembre 2016 à l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu.
Sur les neuf des matières prévues au calendrier de la session, une seule a été traitée, celle de l’adoption du budget de la province.
Au regard des missions dont est investie cette deuxième institution de la province et de ses productions au cours des plénières précédentes, plusieurs acteurs jugent négatif le bilan de la session de septembre 2016.
Au cours de cette session qui a duré nonante jours et clôturée ce vendredi 30 septembre, aucun édit n’a été voté et aucune proposition ou projet d’édit n’a été déposée ni par les élus provinciaux ni par le gouvernement à part celui portant budget de la province.
Bien qu’étant essentiellement budgétaire, cette session devrait se pencher sur des propositions de lois restées en souffrance depuis la dernière session de mars, mais visiblement rien n’a été fait selon la société civile du Sud Kivu.
En plus, aucun contrôle parlementaire n’a été fait. Cette situation a d’ailleurs été décriée par certains députés élus qui faisaient état des malversations au sein du bureau de l’organe délibérant.
Les rapports des vacances parlementaires des députés qui ont été déposés n’ont même pas fait l’objet de présentation en plénière, pourtant c’est un exercice normal de chaque session a en croire nos sources.
Plusieurs observateurs se posent des questions sur les raisons de cette faible productivité de l’organe représentatif de la population.
Patrice LWABAGUMA du bureau de coordination de la société civile du Sud Kivu pense que la population n’est plus valablement représentée et l’urgence des élections s’impose pour les remplacer les locataires de l’hémicycle provincial.
Au cours de cette session, certains députés ont fustigé le comportement du bureau. Selon eux le bureau ne voulait pas organiser des plénières pour éviter d’être renversé par une motion incidentielle car accusé d’opacité et de malversations dans la gestion.
D’autres personnes parlent d’une fatigue dans le chef des députés qui ont largement dépassé leur mandat et qui semblent ne plus se préoccuper de l’intérêt de la population, surtout que les absences sont toujours signalées en grand nombre dans l’hémicycle au cours des plénières.