A dix sept jours du dépôt des candidatures pour les élections présidentielles et législatives nationales sur l’ensemble de la République, aucune action concrète qui rassure n’est jusque là posée dans plusieurs familles politiques.

Plusieurs questions sont sur les lèvres des habitants du Sud-Kivu en rapport avec cette absence d’engouement ou des signaux clairs.

Selon le constat de la rédaction de radio maendeleo, plusieurs états major des partis politiques à Kinshasa n’ont pas encore organisé des congrès pour désigner les candidats.

C’est le cas des partis de la majorité présidentielle dont on ne connait pas jusque là celui qui portera son étendard à l’élection présidentielle sachant que Joseph Kabila ne peut se représenter après l’expiration de son deuxième et dernier mandat constitutionnel.

Il faut toutefois noter qu’en prélude des élections, des partis politiques de la MP, de l’opposition ainsi que les personnalités de la société civile membres du gouvernement issu de l’Accord de la Saint Sylvestre ont créé un regroupement dénommé Front Commun pour le Congo FCC avec comme autorité morale le président Joseph Kabila.

Plusieurs analystes se posent la question sur la motivation de ce regroupement créé derrière une personne qui n’est pas sensée se présenter comme candidat. Par ailleurs, il y a lieu de prendre en compte le fait que le président de la République ne s’est pas encore prononcé sur son avenir politique.

Des analystes estiment que le silence du chef de l’Etat, la création du FCC et les déclarations de certaines personnalités du PPRD sur un éventuel 3ème mandat de Joseph Kabila freinerait les ambitions au sein de la majorité présidentielle.

L’autre fait c’est la tenue de la Tripartite CENI-CNSA-Gouvernement et qui met sur la table la question de machine à voter déjà rejetée par plusieurs acteurs politiques mais à laquelle tiennent mordicus la CENI et la majorité présidentielle.

D’aucuns estiment que c’est le contexte qui semble non rassurant, qui fait aussi que les partis politiques de l’opposition seraient en train d’hésiter à se manifester sur le terrain voire de prendre des initiatives pour la désignation d’un candidat unique.

Des observateurs préviennent que le temps qui reste avant le dépôt des candidatures à la présidentielle et aux législative le 24 juillet prochain ne sera favorable ni pour la tenue des conclaves des partis politiques  à moins que l’hypothèse de la non tenue des élections cette année soit confirmée.