L’organisation Partenariat pour la Protection Intégrée PPI en sigle a documenté 32 nouveaux cas de violations des droits des défenseurs des droits humains et des journalistes seulement au mois de Décembre 2018 sur l’ensemble de la République démocratique du Congo.

Dans un monitoring effectué du 12 au 31 décembre 2018 par cette organisation et dont le rapport est contenu dans son deuxième feuillet, il s’agit de 17 militants des mouvements citoyens qui ont été arrêté dont six à Kinshasa et quatre à Goma au Nord-Kivu.

A ceci s’ajoute 17 autres arrêtés à Beni toujours dans la province du Nord-Kivu, dans le territoire et Yumbi en province du Maindombe suite aux manifestations liées au report des élections dans les deux provinces pour le mois de mars 2019.

A en croire le contenu de ce feuillet, à Bukavu un journaliste a été arrêté et sa caméra confisquée par la police dans l’exercice de son travail et, à Kinshasa, un journaliste de la RFI a vu son autorisation de reportage retirée par le gouvernement congolais.

De même, cette organisation de défense des droits humains rappelle aussi une attaque contre la résidence du président du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu Me Patient Bashombe et le rapporteur national de la NDSCI Me Pascal Mupenda.

Dans le même sens, un artiste engagé pour la défense des droits de l’homme Akilimali Bufole dit Cor Akim a été victime d’un enlèvement alors qu’il revenait d’un concert avant d’être retrouvé un jour après abandonné sur la route dans un état critique.

Face à ce qui précède, l’organisation Partenariat pour la Protection Intégrée PPI demande aux services en charge de la sécurité de définir un plan de sécurisation des défenseurs des droits humains et des journalistes surtout en cette période post-électoral en RDC.

PPI insiste aussi sur la libération des défenseurs de droits humains et journalistes ainsi que de militante pro-démocratie arrêtés durant les manifestations en période préélectorale et électorale et le rétablissement du signal de RFI au pays.

Au cours et tribunaux, Partenariat pour la Protection Intégrée exige l’examen en toute urgence et impartialité les dossiers liés aux violations des droits humains et journalistes qui leur seront soumis afin mettre fin à l’impunité.