Les avis sont partagés à Bukavu après la désignation de l’ancien ministre de l’intérieur et sécurité Emmanuel Ramazani Shadary Dauphin du président Kabila à la présidentielle de dimanche 23 décembre prochain. Pour certains c’est une décision importante qui met fin au suspense sur l’évolution politique en RDC, pour d’autres  c’est le début de la lutte.

Pour cet habitant, rencontré dans la rue de la ville de Bukavu, Kabila est le vrai garant de la démocratie. « Que Dieu bénisse le président Joseph Kabila d’avoir montré à la face du Monde qu’il est garant de la constitution et le père de la démocratie congolaise »

Pour d’autres,  la personne qui a été désignée par le FCC comme  candidat de la majorité présidentielle n’est pas connue. Toute fois, c’est déjà un bon signe, mais  le fait pour le gouvernement de se prévaloir de financer seul les élections fait peur.

« Faute de financement et de soutien logistique extérieur, la RDC ne pourra pas organiser les élections dans le délai sur fonds propres car elle n’en a ni les moyens, ni les  moyens, ni la volonté politique », craint un autre habitant.

Pour la société civile, c’est le début de la bataille. Dans une lettre rendue publique par la nouvelle dynamique de la société civile, fait savoir que « l’abcès est crevé, le plus dur reste à faire ».

« Tout à réaffirmant qu’il était de son obligation de ne plus se représenter, car ayant épuisé sas deux mandats constitutionnels, mais étant dans une partie de l’Afrique où les tendances sont de tripatouiller les constitutions, ce choix de partir honorablement fait par le président Joseph Kabila mérite d’être salué et encouragé », peut lire dans cette déclaration signée par Jean-Chrysostome Kijana, président de la NDSCI.