Les étudiants congolais vivant au Burundi demandent au ministre national des Affaires étrangères de RDC d’intervenir en leur faveur auprès des autorités Burundaises en ce qui concerne la réduction des frais pour l’obtention du visa d’établissement au Burundi.

Plaidoyer du président de ces étudiants congolais Jérémie Mongane au cours d’un entretien avec Radio Maendeleo.

Selon Jérémie Mongane, le prix du visa d’établissement est de 500 dollars américains avec une validité de deux ans, un montant qui, selon lui, est élevé au regard de la situation que traverse les étudiants qui ne sont là que pour leurs études.

Le président des étudiants congolais résidant au Burundi ajoute que ce dernier temps, les services de sécurité Burundais passent régulièrement pour contrôler le visa d’établissement et cela d’une maison à une autre.

C’est ainsi qu’il estime que l’intervention du ministre congolais des affaires étrangères peut les aider surtout qu’il s’agit des pays membres de la région des grands Lacs.

« … nous qui avions des cartes CEPGL, on vivait tranquillement avec nos cartes d’étudiants parce que on voit que tu es étranger… tu avais ta carte d’étudiant, cela suffisait. Pour le moment, ce n’est plus le cas. On commence à demander aussi les visas d’établissements, ce qui est un peu compliqué pour les étudiants. On est allé jusque même à l’ambassade pour demander ce qu’on pourrait faire, l’ambassade a promis d’intervenir mais jusque le problème persiste… aujourd’hui, les étudiants congolais subissent aussi des agressions. Il y a toujours des policiers qui passent dans des quartiers pour nous demander des documents et ce n’est pas facile… je me demande si de la même manière qu’on nous traite au Burundi, c’est de la même manière qu’on traite les étudiants burundais ici au Congo ? », s’interroge Jérémie Mongane.

500 dollars américains sont les frais exigés pour ces étudiants qui estiment que cette somme est exorbitante pour une durée de deux ans alors qu’ils doivent encore payer les frais de loyer et les frais académiques.