Environnement

Plaine de la Ruzizi: la société civile environnementale s’insurge contre l’abattage des hippopotames

Le coordonnateur de la société civile environnementale au Sud-Kivu Josué Aruna plaide auprès du commandant de la 33eme Région Militaire afin qu’il interdise aux militaires d’abattre délibérément les hippopotames car classés parmi les espèces protégées.

C’est après que des éléments des forces de l’ordre basées à Kiliba dans le territoire d’Uvira aient tiré sur un hippopotame la semaine passée dans cette partie de la province du Sud-Kivu.

Selon le coordonnateur de la société civile environnementale au Sud-Kivu, les hippopotames figurent sur la liste des espèces vulnérables de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature UICN en sigle d’où la nécessité de les protéger.

Josué Aruna suggère qu’au lieu de tirer sur eux en cas de danger, il faut plutôt utiliser des techniques comme le refoulement qui consiste à tirer des balles en l’air pour les effrayer au lieu de les abattre.

Il sollicite l’implication du commandant de la 33e Région Militaire pour recadrer ces militaires afin de protéger ces animaux.

« l’hippopotame c’est une espèce protégée et encore vulnérable. Avec ce statut de vulnérabilité, la loi congolaise protège ces espèces. Donc les forces de l’ordre qui se trouvent dans le territoire d’Uvira et dans la plaine de la Ruzizi n’ont pas le droit d’abattre les hippopotames. Et puis nous savons qu’il y a des négociants clandestins de la sous-région qui viennent maintenant négocier les dents des hippopotames dans la plaine de la Ruzizi sachant que ces dents ont la valeur de l’ivoire. Nous avons l’impression que c’est cela qui fait que ces hippopotames soient abattus chaque jour et non des prétextes selon lesquels ces hippopotames menacent la population. En tout cas, les forces de l’ordre ne sont pas autorisées de tirer sur ces animaux. La loi autorise plutôt le refoulement », insiste Josué Aruna.

Signalons qu’il y a près de trois mois, d’autres militaires ont réussi à tirer sur un autre Hippopotame à Kavimvira toujours en  territoire d’Uvira. Ces agissements ont provoqué la colère des défenseurs des droits de l’environnement.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Fermer