Societé

Fizi: un officier de la PNC accusé de violations des droits humains par trois chefs coutumiers

Trois chefs coutumiers du territoire de Fizi dans la Commune rurale de Minembwe dénoncent les violations massives des Droits Humains commis par le commandant de la police du commissariat territorial de  Minembwe le Major Eric Muyobeke.

Dans une lettre adressée au commissaire provincial de la Police Nationale Congolaise au Sud-Kivu, les signataires parlent des  arrestations arbitraires au motif que les victimes sont des rebelles.

Dans cette correspondance nos sources  notent  la présence d’un cachot souterrain où plusieurs personnes arrêtées passent 4 à 5 jours. Ils sont obligés de payer des amandes transactionnelles allant de 500 à 1000 dollars américains quelle que soit l’infraction.

Le Major incriminé fait même transférer certains détenus innocents au parquet d’Uvira ou de Baraka alors que ceux ayant commis des infractions sont libérés après payement d’argent, ces chefs coutumiers.

Les signataires de cette lettre indiquent que le Major Eric Muyobeke s’est accaparé de tous les dossiers tant civils que coutumiers en défiant toutes les autorités locales.

De même, plusieurs chefs coutumiers sont la cible de ce commandant de la Police Nationale Congolaise et ont été obligés d’abandonner leurs juridictions pour venir se cacher à Bukavu.

Suite à cette situation, les chefs coutumiers signataires de la lettre demandent que le Major mis en cause soit  interpellé par sa hiérarchie pour qu’il réponde de ses actes.

Contacté à ce sujet, le Major Eric Muyobeke indique que toutes les allégations contenues dans cette lettre sont fausses.

Il ajoute qu’il compte écrire une lettre qui invite ses responsables hiérarchiques  et les acteurs des droits humains à effectuer une descente à Minembwe pour mener une enquête indépendante sur les accusations de ces chefs coutumiers.

Cet officier de la Police Nationale Congolaise renseigne qu’il contrôle tout Fizi, une partie d’Uvira et une partie de Mwenga.

Pour lui, ces zones comptent 250 chefs de quartiers et estime que si seulement 3 d’entre eux se lamentent, il y a lieu de douter de la sincérité de leurs allégations.

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