Le week-end dernier a été marqué par la clôture de l’année scolaire 2016-2017 dans plusieurs écoles de la ville de Bukavu et celles de l’intérieur de la province ainsi que sur toute l’étendue du territoire national. Malgré cette fermeture, cette année scolaire a connu des hauts et des bas notamment sur le plan financier pour certaines familles qui n’ont pas pu prendre en charge comme il se doit la scolarité de leurs enfants.

Beaucoup d’élèves ont en effet entamé l’année scolaire mais ne l’ont pas terminée seulement parce que leurs parents n’ont pas été à mesure d’assurer leur scolarité, selon nos sources.

Décriée au début de l’année scolaire, la prime a occasionné une déperdition scolaire non négligeable. En ville comme à l’intérieur de la province, la prime a été l’épine dans les pieds des plusieurs parents.

«  Beaucoup d’enfants avaient commencés la classe mais suite à la prime beaucoup n’ont pas terminé l’année. A part ce problème de prime, la question des bulletins est aussi venue alourdir les dépenses des parents. Avant nous achetions les bulletins à 50 FC aujourdhui, on les paye à 250 FC. Imaginez un parent qui  prend en charge  beaucoup d’enfants. Que cette question soit réglée pour l’année prochaine parce que la gratuité de l’enseignement est consacrée par la constitution de la République », souhaite –t-il.

Il  ajoute qu’un autre élément qui a gâché l’année scolaire pour certains enfants  malgré sa clôture, est la perturbation du taux de change. Cette situation leur a rendu la tâche difficile pour ceux qui n’ont pas assez de moyens pour scolariser leurs enfants.

Ces derniers étaient renvoyés tous les jours par les responsables d’écoles, une situation qui a influencé négativement leurs résultats de fin d’année.

Il est donc temps que les autorités réfléchissent sur comment relever ce défi afin que l’année prochaine se déroule dans la quiétude, pensent certains parents rencontrés.