Securité

Célébration des journées du 8 mars: un impact très réduit sur le vécu quotidien de la femme

A quelques jours de la célébration de la Journée Internationale de la Femme, certaines organisations féminines appellent les nouveaux dirigeants à ne pas se limiter seulement aux discours à l’occasion des cérémonies mais de songer à l’amélioration les conditions de vie des femmes.

Ceci pour éviter de laisser les femmes dans une situation telle qu’elles doivent continuer à être abandonnées et ainsi demeurer là la revendiquer sans aucun espoir de parvenir à de bons résultats.

La coordonnatrice du Réseau des Femmes pour le Développement et la Paix, en sigle RFDP Venantie Bismwa, les femmes assistent, chaque année, à des cérémonies au cours desquelles des discours sont prononcés mais sans changer leur vécu quotidien.

Dressant un bilan sombre des précédentes célébrations, notre source prend l’exemple du thème choisi pour célébrer le 8 mars de l’année passée qui, selon lui, n’a pas produit d’effets vis-à-vis de la femme rurale.

Par rapport à la considération particulière axée sur la force productrice de la femme rurale, Venantie Bisimwa souligne que cela aurait été un succès si le gouvernement élaborait un budget 2018 qui met en priorité la valorisation des activités de la femme rurale.

La coordonnatrice du RFDP fustige le faible suivi par rapport aux revendications et recommandations des femmes agricultrices afin d’accroitre leur revenu. Elle cite le manque de la réhabilitation des routes de desserte agricole ainsi que la présence des barrières illégales dans presque tous les coins du Sud-Kivu.

Tout compte fait, Venantie Bisimwa encourage les femmes à intensifier les actions de plaidoyer auprès des nouvelles autorités et des organisations de défense des droits de la femme afin d’aboutir à une véritable amélioration de la situation de la femme.

« … la production agricole continue de chuter et nous continuons à consommer les produits venant des pays étrangers… ce ne sont pas les associations féminines peuvent définir des politiques. Elles se limitent à faire des plaidoyers or ces plaidoyers ne marchent que devant les interlocuteurs attentifs. A mon avis, des thèmes deviennent des slogans. La chance que nous avons c’est avec le nouveau pouvoir. Il faut pousser parce que dans le discours du nouveau président, il y a des signaux d’espoir », estime Venantie Bisimwa.

La coordonnatrice du RFDP demande également aux députés provinciaux nouvellement élus d’accompagner les organisations féminines dans leurs plaidoyers et pousser le gouvernement à s’impliquer dans la réhabilitation des routes de desserte agricole.

Pour la célébration de la Journée Internationale de la femme, le thème choisi est « penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement ».

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