Jules Cirhuza Kasali habitant la commune de Bagira au Quartier B alerte les autorités sur les menaces de mort qui pèsent sur lui et sa famille de la part des personnes non identifiées.

Il l’a dit le week end samedi 19 mai lors d’un entretien avec un reporter de radio maendeleo.

Selon Jules Cirhuza, depuis que la population de cette partie de la ville de Bukavu s’est rendue Justice en tuant une personne venue voler dans des familles à Bagira la nuit du 08 Mai, des milliers de messages sont envoyés lui disant que lui et les membres de sa famille seraient exterminés un à un.

Il rappelle que ces menaces ont commencé un jour après la mort de ce présumé bandit lorsque sa famille a été la cible d’attaque d’hommes en armes qui n’ont pas réussi leur forfait.

Ces attaques se sont multiplié ce qui l’a poussé à abandonner sa résidence pour vivre en cachette.

Jules Cirhuza renseigne que son téléphone est plein de messages qui lui demandent de se préparer pour la mort et qu’il sera déniché par tout où il se cacherait. Ses bourreaux l’accusent d’avoir maitrisé le voleur qui a été tué par la population en date du 8 mai.

Tout en demandant à l’autorité provinciale de lui venir en aide, Jules Cirhuza regrette le fait que le bourgmestre de Bagira n’ait pas tenu sa promesse de lui assurer la sécurité et à sa famille.

« … compte de ma situation, je suis en insécurité totale même en menace de mort. J’ai des preuves, j’ai des messages dans mon téléphone… on est venu avec des grosses pierres pour détruire ma maison et on l’a fait heureusement pour moi, la maison n’a pas été détruite. Je demande au gouverneur de province de me venir en aide puisque je suis dans l’insécurité et même ma famille… je pense que ceux qui ont le courage de sacrifier leurs vies pour les autres devraient être protégés et sécurisés… je ne comprends comment ont peut me délaisser comme ça… », se plaint Jules Cirhuza.

Cirhuza fait savoir que la dernière attaque contre sa famille est intervenue la nuit de Vendredi 18 à Samedi 19 Mai et ont opéré de 2h du matin jusqu’à 3h sans aucune intervention, d’après des témoignages recueillis sur le lieu.

Actuellement, la famille de Jules Cirhuza Kasali vit dans la clandestinité, indiquent nos  sources sous couvert d’anonymat.