Plus de dix incendies ont été enregistrés dans la ville de Bukavu en en moins de trois mois soit de juin à Aout 2018. Le bilan global de ces incendies fait état d’au moins cinq cents maisons calcinées et la perte d’importants biens matériels dans des familles victimes.

Parmi ces incendies, le seul mois de juin a enregistré plus de cent maisons avec le plus grand en date du 5 juin sur avenue Kakoba à Cimpunda ou soixante huit familles se sont retrouvées sans abris.

Au mois de juillet, le plus grand incendie a été celui qui a consumé La grande partie du bâtiment de la « Confédération Monde des Artisans », CMA situé sur avenue Industrielle dans la commune d’Ibanda dans la nuit de ce mardi 3 au mercredi 4 juillet 2018.

Dans cet incident, tout a été consumé dont les ateliers de menuiserie, les machines et d’autres biens.

Et en date de lundi 30 juillet,  11 maisons ont pris feu la matinée sur avenue cercle Hippique au quartier Nyalukemba dans la commune d’Ibanda. Cet incendie a aussi fait que plus de cinquante familles restent sans abris.

Pour le mois d’Aout, c’était le tour du marché centrale de Kadutu au sein duquel plus ou moins une centaine de maisons abritant des dépôts, des restaurants, des pharmacies et des maisons d’habitations dans la nuit du 15 au 16 aout 2018.

En plus des autres incendies déclarés dans d’autres coins de la ville, le tout dernier est celui survenu dans la soirée de vendredi 17 aout dernier. Le bilan global fourni par la mairie de Bukavu est de 197 maisons calcinées.

L’on dénombre ici 289 ménages affectés avec un total de 2590 personnes parmi lesquelles 2012 enfants.

Tous ces incendies déclarés enfoncent les victimes dans la misère, une situation qui affecte négativement leur niveau de vie.

Certains observateurs regrettent de constater que l’assistance des autorités provinciales à l’endroit de tous ces ménages est significativement faible et quasi inexistante.

D’autres cas ne sont même pas pris en considération par les autorités qui n’apportent aucune assistance aux victimes.

C’est plutôt des particuliers qui interviennent au profit de ces victimes en apportant une assistance qui souvent ne leur permet pas de faire face aux multiples défis occasionnés par l’incendie de leurs effets.

Plusieurs de ces familles victimes passent toujours des nuits à la belle étoile, elles manquent de nourriture, des vêtements et n’accèdent pas aux soins de santé de qualité.

Par ailleurs, les services de la protection civile rattachés au gouvernement provincial ne sont jamais intervenus en faveur de ces centaines de victimes. Des sources proches de ce service, nous apprenons qu’il ne dispose pas de moyens nécessaires pour mettre en mouvement sa politique.

Les observateurs s’étonnent de trouver que le gouvernement lui-même déclare chercher des moyens auprès des partenaires alors que la responsabilité première en cas de sinistre appartient plutôt aux autorités.