Les organisations membres du comité de suivi des mécanismes de protection des journalistes et défenseurs des droits de l’homme au Sud-Kivu plaident pour l’intervention des Nations Unies pour contraindre le gouvernement congolais à mettre en œuvre les lois en matière des droits de l’homme.

Ces organisations l’ont dit à l’occasion d’une entrevue avec le rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits humains Michel FOST en visite à Bukavu ce mardi 14 février 2017.

D’après le coordonnateur de SOS IJM Me Justin Bahire,  les échanges ont tourné autour des avancées et des reculs en matière de respect des droits humains  et de protection des journalistes.

Il ressort du rapport présenté par ces organisations que des arrestations et détentions arbitraires à l’endroit des manifestants, des défenseurs des droits, des journalistes et des militants des mouvements citoyens sont toujours rapportés au Sud-Kivu.

Les organisations présentes recommandent à Michel FOST de rappeler au gouvernement de traduire en justice tous les auteurs présumés des assassinats des défenseurs des droits de l’homme, d’accélérer l’adoption de la loi portant protection des DDH au niveau national mais également d’assurer la publication de l’édit portant protection des défenseurs des droits humains et des journalistes au Sud-Kivu.

Me Justin BAHIRWE se dit confiant. Pour lui le rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits humains est capable de convaincre l’Etat congolais à améliorer la situation actuelle. Le coordonnateur de SOS IJM qualifie de fructueux les échanges avec Michel FOST et le remercie pour avoir choisi la RDC et particulièrement le Sud-Kivu pour effectuer cette visite afin de s’enquérir de la situation sur le terrain.

La rencontre s’est tenue au quartier général de la MONUSCO à Muhumba en commune d’Ibanda.