A Bukavu comme dans le reste de la province, il ne se passe plus une semaine sans qu’on enregistre des détenus qui s’évadent de leurs lieux d’arrestation et recouvrer par eux même la liberté.
Le dernier cas est survenu lundi 30 janvier au cachot du sous commissariat de la police basé à Muhungu ou 6 personnes poursuivies pour des faits présumés graves ont trompé la vigilance du seul policier qui assurait la garde.
Plusieurs défenseurs des droits humains dénoncent cette situation. Ces derniers pensent que cela met de plus en plus la population dans une insécurité car les évadés pourraient chercher à se retourner contre elle.
Me Papy KAJABIKA, coordonnateur de l’ONG Vision Sociale, estime que cela arrive notamment parce que la plupart des Officier de la Police Judiciaire ne respectent pas la procédure légale surtout en ce qui est du respect du délai de détention fixé à 48h.
Selon ce dernier, « les OPJ gardent pendant longtemps les suspects dans l’objectif de monnayer leurs libérations ou toutes autres procédures inavouées ».
Il ajoute que les conditions de détention sont déplorables. « Le parquet qui devrait se charger du contrôle de ces maisons d’arrêt et de se rassurer du bon travail de OPJ ont abandonné leurs tâches faute, des moyens qui ne leur sont pas donnés par l’Etat », fait savoir Kajabika.
Notre source appelle les OPJ au respect de la loi et le parquet à poursuivre avec les inspections des maisons d’arrêt afin de faire respecter les droits humains.
Me Papy KAJABIKA demande également à l’Etat congolais d’aménager les maisons d’arrêt, de rendre disponible un important dispositif sécuritaire pour la garde mais également donner aux magistrats les moyens conséquents pour qu’ils remplissent leur mission dans le respect des lois de la République.