Les audiences dans l’affaire qui oppose le ministère public et parties civiles contre le prévenu ABBAS KAYONGA et 31 de ses coaccusés s’est poursuivi ce mardi 20 février 2018 par devant la Cour Militaire du Sud-Kivu. A l’audience de ce jour, la Cour a entendu, au titre de témoin, le commandant de la Police Militaire qui était chargé d’arrêter ABBAS KAYONGA lui remettre le mandat d’amener et perquisitionner sa maison.

Ce dernier a expliqué à la Cour Militaire du Sud-Kivu que son équipe n’a pas pu exécuté sa mission car elle a été surprise par des coups de balles à l’arme lourde et légère alors que l’équipe chargée de faire la ceinture autour de la clôture d’ABBAS KAYONGA essuyait déjà des tirs.

A cette occasion, un militaire FARDC est décédé sur le champ alors que deux autres ont perdu la vie en cours de route vers l’hôpital ou ils devaient recevoir des soins, affirme le commandant de la police militaire.

Ce dernier précise que les armes dont étaient munis ses éléments ne pouvaient pas faire face aux coups du camp adverse, une situation qui a démoralisé les troupes.

C’est alors qu’un renfort est venu du commandement des opérations SOKOLA 2. Les éléments FARDC étaient alors prêts à lancer l’assaut mais les négociations s’en sont suivies jusqu’à ce que l’incriminé et ses hommes se rendent à la MONUSCO.

La Cour a confronté certains prévenus aux dépositions du capitaine de la Police Militaire. Les prévenus entendus sont principalement les policiers commis à la garde d’Abbas KAYONGA.

Ces derniers ont reconnu avoir tiré sur les éléments FARDC qui ont lancé une attaque sur la résidence d’ABBAS KAYONGA causant la mort de l’un des agents anti fraude qui se rendait à l’Eglise.

Ils reconnaissent également avoir récupéré quelques armes qui auraient été abandonnées par les FARDC.

Les audiences ont été suspendues et reprennent ce mercredi 21 février 2018 dans la salle BODEGA de l’hôtel résidence dans la commune d’Ibanda.