La hausse du prix des poissons frais commence déjà à s’observer sur le marché dans la ville de Bukavu. Ceci est consécutif à la décision du gouvernement central portant interdiction de l’importation des poissons frais et de la viande en rupture avec la chaîne de froid.

Le constat est de la Rédaction de Radio Maendeleo lundi 04 Mars lors d’une descente effectuée dans certains marchés de la ville de Bukavu.

Au Marché de Nyawera dans la commune d’Ibanda, par exemple, les étalages sont presque vides et seuls les vendeurs de ces produits se regroupent et discutent entre eux.

La situation est presque la même au marché de Feu Rouge ou quelques poissons pêchés dans le Lac-Kivu sont visibles et disponibles à coût élevé.

Quelques consommateurs et acheteurs rencontrés semblent satisfaits de la mesure interdisant l’importation des poissons frais mais demandent que le prix des poissons pêchés sur le Lac-Kivu soit réglementé.

Ils affirment que ces produits en provenance des pays étrangers pourraient être à l’origine des maladies. De ce fait, ils recommandent la modernisation de la pêche sur le Lac-Kivu et encouragent les habitants à consommer les produits locaux.

« nous sommes déjà plus âgés et depuis longtemps nous consommons les poissons d’ici chez nous. Ce ne sont pas ces poissons-là qui nous font vivre. Consommons local pour éviter de graves maladies. Ils disent que nos poissons du Lac-Kivu sont insuffisants. Je vous assure que c’était le cas même à notre époque. Nous pouvons aussi consommer vert. Nous pouvons aussi manger nos fretins et laisser ces poissons. C’est qui est malheureux c’est seulement le fait que nos champs ne sont plus productifs si non on pouvait vivre sans ces poissons », s’exclame une femme, un soixantaine d’années, rencontrée au marché Feu Rouge en commune d’Ibanda.

Elle demande aux autorités de trouver des alternatives afin que les habitants du Sud-Kivu ne soient pas tentés d’aller chercher des marchandises, notamment les poissons frais, dans des pays voisins.

Des sources sûres, nous apprenons que les vendeurs de ces produits seraient en train de faire passer leurs marchandises de manière frauduleuse  à travers le Lac-Kivu et la rivière Ruzizi.

Sur le marché, certains vendeurs affirment que ces produits sont exposés tard dans la soirée dans différents marchés craignant d’être interceptés par les services de l’Etat durant la journée.