Sud-Kivu: ces milliers d’universités; pour former quelle élite?

L’ouverture officielle de l’année académique 2019-2020 est programmée pour le 15 octobre 2019 prochain dans toutes les universités sur l’ensemble de la République Démocratique du Congo.

Pour l’instant, ce sont des messages de différentes institutions supérieures et universitaires qui se font concurrence dans les réseaux sociaux et sur les chaînes des radios demandant aux finalistes et autres personnes d’y prendre des inscriptions.

A ce sujet, il y a lieu de noter que plusieurs nouvelles universités et institutions d’enseignement supérieur pullulent dans la province du Sud-Kivu et d’autres continuent d’être crées pourtant la plupart parmi elles ne respectent pas les standards requis.

Selon le constat fait par la rédaction de Radio Maendeleo, des institutions supérieures et universitaires naissent chaque année et, bien que non viables,  les unes reçoivent par l’influence de leurs promoteurs l’agrément du ministère national de tutelle.

Pour se faire de la notoriété, les responsables de ces institutions ouvrent abusivement des facultés et options qui exigent parfois une technicité de haut niveau sur le plan des laboratoires, des champs expérimentaux et des enseignants qualifiés.

Il faut pourtant noter que plusieurs d’entre elles ne disposent même pas de bâtiment viable et les quelques étudiants, parfois naïfs et à la recherche d’une réussite facile, qui acceptent de les fréquenter étudient dans des conditions indignes de former une élite responsable pour la nation.

Pour s’attirer la clientèle, certaines de ces institutions universitaires font usage de la ruse et/ou malhonnêteté intellectuelle en mettant sur la liste de leurs enseignants, des professeurs de renom pourtant, en réalité, ces professeurs n’interviennent pas chez eux.

Par ailleurs, ces institutions et universités ne prévoient même pas des bibliothèques pour faciliter la recherche scientifique aux étudiants et les étudiants, du moins ceux qui paraissent les plus courageux, sont obligés de s’abonner dans d’autres universités.

Par manque d’enseignants qualifiés, ce sont des gens ramassés dans la rue, recrutés sur base des affinités tribales, familiales et ethniques qui dispensent des cours souvent en utilisant des notes des cours non actualisés venant des étudiants d’autres université.

Nombreux estiment que dans plusieurs des universités et instituts supérieurs, c’est plutôt l’esprit mercantile lié à la recherche des moyens financiers qui a élu domicile en lieu et place de la formation d’une élite intellectuelle capable de transformer le pays.

Des analystes croient savoir que c’est ce qui est à la base de la baisse du niveau dans la qualité de travail de certains cadres qui se disent pourtant disposer d’un certain niveau universitaire.

D’aucuns estiment qu’avant d’octroyer l’agrément, le ministère de l’enseignement supérieur et universitaire devrait se rassurer que toutes les conditions sont respectées et non le faire sur base de la corruption ou des critères fallacieux.

Dans le même sens, ils appellent les parents à la vigilance afin d’inscrire leurs enfants dans des Universités qui remplissent toutes les conditions requises pour leur développement intellectuel.

Les étudiants qui prennent leurs inscriptions devraient également éviter de chercher une réussite facile en s’inscrivant dans des universités ne remplissant aucune condition par rapport à leur formation, concluent nos sources.

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