Grève des magistrats au Sud-Kivu: ce sont les justiciables qui en pâtissent (NDSCI)

La grève des magistrats décrétée depuis environ deux semaines au Sud-Kivu notamment au Tribunal de Paix et au Tribunal de Grande Instance de Bukavu comporte d’énormes conséquences.

La Nouvelle Dynamique de la Société Civile qui fait cette alerte parle la suspension de plusieurs affaires en cours d’instruction et ceux qui en souffrent sont les justiciables et surtout les détenus qui continuent de croupir en prison.

Pour le président national de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile Jean Chrysostome Kijana, l’appareil judiciaire semble être en pause depuis le lancement de cette grève perturbant ainsi les intérêts des justiciables.

Il demande au Président de la République, en sa qualité de magistrat suprême de la république, de s’impliquer pour améliorer les conditions sociales des magistrats et permettre la reprise des travaux.

« nous les petits citoyens, nous les bénéficiaires des services de la justice sommes aujourd’hui abandonnés à notre triste sort. Les justiciables sont vraiment en difficulté et aujourd’hui les dossiers en justice trainent en longueur. En tant que NDSCI, nous ne pouvons pas accepter que cela perdure. C’est pourquoi nous lançons un appel vibrant au Président de la République qui est le magistrat suprême afin qu’il puisse personnellement s’impliquer. Nous avons salué à sa juste valeur le combat qu’il est en train de mener contre la corruption et le combat qu’il est en train de vouloir mener contre les antivaleurs mais on ne pourra jamais avoir des résultats escomptés dans ce combat aussi longtemps que les magistrats, ceux-là même qui sont appelés à condamner les corrupteurs et les corrompus, ne sont pas à l’abri de cet état de chose. Nous pensons qu’il est grand temps que le chef de l’Etat puisse se saisir de cette question qui semble être banalisée », recommande Jean Chrysostome Kijana.

Signalons que c’est depuis le 31 juillet 2019 que les magistrats des juridictions inferieures à la Cour d’Appel du Sud-Kivu sont en grève.

Comme ceux d’autres provinces de la République Démocratique du Congo, ils réclament l’application du barème salarial qui fixe le salaire le plus bas du magistrat à 1800 dollars américains pourtant, en réalité, ils perçoivent seulement 700 dollars américains.

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