Bukavu: l’exploitation des filles mineures dans les boîtes de nuit prend de l’ampleur (APACH)

Le nombre d’enfants filles âgées de moins de 18 ans employés dans les maisons de tolérance, les boîtes de nuit et autres maisons de vente des boissons continue d’accroître dans la ville de Bukavu en général et la commune de Bagira en particulier.

Dans une note de plaidoyer adressée aux services de sécurité, l’organisation Action pour l’Auto Prise en Charge APACH en sigle indique que cette situation devrait interpeller les autorités afin de donner un avenir radieux à ces enfants.

Selon le Président de cette organisation Deo Namegabe Katemba, des filles mineures sont exploitées sexuellement dans plusieurs maisons de tolérance et d’autres sont utilisées pour différents services mais sont payées en monnaie de singe.

Il regrette de voir que malgré les sensibilisations faites, la situation ne fait que s’empirer et à l’heure actuelle il y a déjà des enfants filles qui choisissent d’aller vivre dans la rue.

Deo Namegabe Katemba estime qu’il s’agit des actes qui consacrent la violation des droits de l’enfant et Les autorités devraient s’impliquer d’abord pour arrêter tous les propriétaires des boîtes de nuit et autres maisons de tolérance où ces pratiques sont rapportées et ensuite procéder à leur fermeture.

« dans la commune de Bagira en particulier et dans la ville de Bukavu en général, vous constatez la prolifération des maisons de tolérance et les maisons de vente des boissons dans presque tous les coins. C’est une situation grave. Dans toutes ces maisons, des enfants sont utilisés soit comme professionnels de sexe soit pour servir les clients. Non seulement le travail des enfants est interdit mais aussi le paiement est quasi inexistant. C’est une exploitation pure et simple. Cela comporte plusieurs conséquences car aujourd’hui vous voyez des petites filles déjà atteintes de VIH Sida et d’autres qui sont déjà comme des mamans à bas âge. Lorsque nous tentons de les réinsérer dans la communauté, cela devient un danger pour les autres et parfois on ne réussit même pas. Les autorités doivent s’impliquer car il revient à l’Etat de créer des conditions favorables pour les droits des enfants. La place de l’enfant c’est à l’école et non dans des maisons pour se laisser prostituer par des personnes adultes à la morale déplacée », déclare-t-il avant de poursuivre « nous avons travaillé depuis beaucoup d’années sur cette question mais chaque ce sont des services de sécurité qui annihilent nos efforts. Ils doivent nous aider et non décourager nos efforts ».

Le Président de l’organisation APACH regrette de voir qu’au lieu de sanctionner, certains responsables des services de sécurité seraient en train de percevoir de l’argent de ces maisons et ainsi encourager ces pratiques.

Deo Namegabe appelle par ailleurs les parents à renforcer l’éducation de leurs enfants et à ne mettre au monde que ceux dont ils seront capables de prendre en charge sur tous les plans.

 

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