Bukavu: situation de Non Etat à l’Essence Major Vangu en commune d’Ibanda

Certains habitants de l’avenue Major Vangu au quartier Panzi dans la commune d’Ibanda s’insurgent contre le comportement de certaines organisations qui se disent de défense des droits humains.

A en croire plusieurs messages d’alerte parvenus à la rédaction de Radio Maendeleo, ces organisations qui regroupent certaines forces vives de cette partie de la ville de Bukavu commettent plusieurs actes de violation des droits humains.

Il s’agit notamment des arrestations arbitraires dans leurs bureaux qui ont été transformés en cachots, des tortures à l’encontre des habitants, l’établissement des amendes à l’encontre des personnes arrêtées et même la mise en place des administrations parallèles au quartier.

Selon des sources concordantes à l’Essence Major Vangu, ces organisations dont les membres se caractérisent par une violence exagérée se seraient même substitué à la police en recevant des plaintes rédigées par certains habitants contre les autres et parfois pour des faits non infractionnels.

Les mêmes sources indiquent que le dernier cas est l’arrestation, la semaine dernière, d’une femme qui a été détenue pendant plus de 5h puis torturé dans le cachot d’une de ces organisations avant d’être libéré après paiement d’une somme d’argent.

D’autres acteurs de la société civile affirment que dans cette partie de la ville de Bukavu, la Police, les militaires et même les cadres de base ont perdu toute autorité sur l’entité et désormais tous les dossiers sont référés à ces organisations.

Plusieurs observateurs s’interrogent sur la persistance de telles pratiques dans un Etat démocratique où seules les personnes et institutions revêtues de la qualité disposent  de la compétence pour arrêter et dire le droit.

Ils estiment que le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bukavu devrait effectuer des enquêtes puis se rendre sur terrain dans l’objectif de démanteler tous ces réseaux et redonner aux services habilités la possibilité de bien travailler.

Dans le même sens, nombreux estiment que le commandant de la Police Nationale Congolaise et les responsables des services de renseignements devraient prendre de dispositions afin de mettre au clair cette affaire et établir les responsabilités.

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