Tracasseries sur la route: des agents PCR mettent en cause leurs responsables hiérarchiques

Certains policiers affectés au contrôle de la circulation routière communément appelés roulages dénoncent le comportement de leurs supérieurs qui leur exigent de verser une certaine somme d’argent à la fin de chaque journée de travail.

Selon certains d’entre eux qui se sont confiés à la Rédaction de Radio Maendeleo, sous anonymat, cette somme connue sous l’appellation « rapport » est évaluée à 20 dollars par jour et par policier.

Selon l’un d’eux exerçant à l’un des postes dans la ville de Bukavu, lui et ses collègues sont obligés de verser de l’argent à la hiérarchie et envoyer un véhicule au bureau pour être géré par les responsables même si le propriétaire dispose de tous les documents nécessaires et même si aucune infraction n’est établie.

Ce policier qui a requis l’anonymat dénonce ce comportement qui, pour lui, ne contribue en rien à la lutte contre la corruption et au développement du pays en général et de la province du Sud-Kivu en particulier.

Il demande aux autorités de s’investir afin de bannir ce comportement qui est à la base des tracasseries routières que subissent les conducteurs et qui empêchent aux roulages de faire leur travail dans la quiétude.

« par jour, on nous exige chacun de donner 20 dollars et envoyer un véhicule au bureau. Ces exigences nous mettent en difficultés. C’est en tout cas à cause de nos chefs que nous tracassons les conducteurs des véhicules car ils ne peuvent jamais reconnaître que nous pouvons manquer quelque chose. Nous cherchons de l’argent coute que coute et vous devez savoir que nos familles souffrent également. Parfois il nous arrive de manquer l’argent pour prendre soin de nos familles pourtant nous travaillons. Si possible, aidez-nous à interpeller nos chefs pour qu’ils abandonnent ce comportement. Si cela est fait, rassurez-vous que nous n’exigerons rien aux chauffeurs. Nous vous demandons de plaider pour nous SVP », insiste-t-il.

Signalons qu’à certains postes, les policiers de roulage commencent à utiliser les petits enfants pour garder cette somme après l’avoir récolté  auprès des chauffeurs. Une situation qui est régulièrement dénoncée par les acteurs de la société civile et les militants des mouvements citoyens.

Contacté, l’un des responsables de la police de circulation routière, s’est réservé de tout commentaire estimant que sa réaction devrait être donnée seulement  si Radio Maendeleo présentait le policier auteur de ces déclarations.

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