Uvira: témoignage brulant d’un enfant de 15 ans enlevé pendant plus d’une semaine

Trois enfants âgés de moins de 18 ans ont été enlevés par des personnes armées non identifiées depuis environs quatre semaines dans les collines surplombant la cité de Katogota dans la plaine de la Ruzizi.

L’un d’eux Ruduha Maîtrise explique avoir été relâché après plus d’une semaine en brousse. Il renseigne avoir subi des tortures et avoir été amputé des tous les doigts à sa main gauche explique qu’ils ont été enlevés puis amené dans trois destinations différentes.

Il précise que ces bourreaux étaient armés et parlaient un swahili semblable au kirundi. Maîtrise Ruduha précise que ces ravisseurs communiquaient avec certaines personnes dans l’objectif soit de recevoir des instructions soit de présenter l’état d’avancement des différentes situations.

Agé de 15 ans, Ruduha Maîtrise craint pour la sécurité de ces amis avec qui il était et demande aux autorités de prendre des dispositions afin que ces actes puissent prendre fin. Il pense que le fait de lui couper les doigts était pour des pratiques occultes.

« j’avais des amis qui avaient l’habitude d’aller chercher du charbon de bois. Un jour je leur ai demandé de m’amener pour qu’on travaille ensemble car ma famille traversait beaucoup de difficultés. Nous somme parti mais avant même d’arriver, des bandits nous ont surpris. Nous étions à trois et ils ont amené chacun dans sa destination. Quand moi je suis arrivé, ils m’ont enchaîné puis ils ont mis ma main sur un tronc d’arbre. Avant ça ils m’ont demandé si j’avais déjà couché avec une femme, j’ai dit NON. Ils ont appelé pour annoncer qu’ils avaient eu (une victime). Ils ont alors coupé tous mes doigts et après avoir encore appelé, on leur a demandé de faire l’expérimentation pour voir si ce dont ils ont besoin sera possible. Moi j’étais là, j’ai souffert. Ils m’ont donné quelques faux médicaments en attendant que leurs trucs marchent car déjà ils disaient que si ça ne marchait pas, les doigts devraient être coupés. Heureusement ç’a marché puis ils m’ont demandé de partir. Ils n’y avait aucune maison mais ils étaient armés », témoigne cent enfant né à Katogota visiblement épuisé et dont la plaie peut avoir été infectée.

Sans donner plus de détail, un agent au bureau du groupement de Kamanyola laisse entendre que pareils cas sont récurrents dans la plaine de la Ruzizi. Il appelle les parents à la vigilance et les services de sécurité à redoubler d’effort afin de mettre la main sur ce réseau de criminels.

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